Livre
Romancier, biographe, dramaturge, Zweig était surtout un pacifiste convaincu et un fervent défenseur d’une Europe unie. Dans son autobiographie, il retrace ses années de jeunesse dans une Autriche bourgeoise et insouciante, et décrit la lente bascule du vieux continent d’un « âge d’or de sécurité » à l’instabilité politique, aux crises économiques, à la montée des nationalismes et aux flambées de haine qui conduiront à deux guerres mondiales.
Un témoignage artistique empreint de nostalgie, mais aussi un tableau historique qui trouve un écho saisissant dans l’actualité mondiale. « Il était temps d’être vigilant, de plus en plus vigilant. Les puissances qui poussaient à la haine étaient […] plus véhémentes et plus agressives que les forces de conciliation ; se tenaient en outre derrière elles des intérêts matériels qui en eux-mêmes étaient plus dénués de scrupules que les nôtres. L’absurdité était visiblement à l’œuvre et la lutte contre elle plus importante que notre art. »
Exilé au Brésil, Zweig postera à son éditeur ce livre-testament la veille de son suicide.
Le Monde d’hier, souvenirs d’un Européen, Stephan Zweig, 1942.
Un exemplaire est disponible à la médiathèque de Périgueux.

